“Les sociétés européennes doivent accepter leur diversité culturelle, fruit de migrations successives, et recréer sur cette
base les conditions d’une véritable égalité entre leurs citoyens”.
Voilà ce que recommandent les auteurs d’un rapport publié sous l’égide du Conseil de l’Europe.
Depuis des années je lutte pour la valorisation d’une Europe Libre et Diversifiée.
Mais regardons d’abord la situation dans notre pays.
La France, pays de diversité culturelle et linguistique. Il est clair que dans notre pays les différences qui coexistent sont
nettes : chaque région a sa propre langue, ses propres coutumes, ses traditions... Tout un ensemble de différences que l’Etat a toujours souhaité enfouir, dans sa volonté de mieux contrôler un
ensemble uniforme, nivellisé. Il n’y a rien qu’à voir la difficulté avec laquelle notre cher gouvernement a éprouvé pour signer la charte de reconnaissance de langues régionales, ces langues
longtemps interdites. Contrôler un “tout” est plus simple que de contrôler des entités disparates.
Ce désir d’unification du pays n’est donc pas mu par un souhait fraternel et solidaire, mais par une simple volonté de
contrôle.
Mais là encore, toute est faussé !
Les basques, les bretons, les occitans, les corses et bien d’autres, si eux ne sont pas reconnus ouvertement, comment
prétendre accepter ceux qui viennent de beaucoup plus loin ?
Le problème est là ! Il faudrait commencer par le commencement. Ce n’est pas la faute de Sarkozy ni de Chirac avant. Le
malaise vient de plus loin dans notre histoire.
La réflexion sur le “Vivre ensemble au 21e siècle” a été commandée à un groupe de personnalités politiques pour répondre à la
montée de la xénophobie en Europe.
Les participants de ce groupe de réflexion sont l’ancien Premier ministre norvégien et président du comité Nobel, Thorbjørn
Jagland l’écologiste Joschka Fischer, le Français Martin Hirsch, ancien haut commissaire aux Solidarités actives de Nicolas Sarkozy et personnalité classée à gauche, la radicale italienne et
ancienne commissaire européenne Emma Bonino et le socialiste Espagnol Javier Solana, ancien représentant de l’UE pour la politique étrangère, le Commissaire aux droits de l’homme de la Fédération
de Russie. Une eurodéputée Danoise, deux journalistes britanniques, une universitaire turque et une sociologue serbe complètent le panel.
Du beau monde pour une réflexion qui les dépasse sans doute ; car avant d’espérer conduire la société vers un progrès social
durable, il serait nécessaire d’y amener au préalable un changement spirituel. Pour établir une société sans exploitation, des personnes possédant une attitude résolument humaniste et spirituelle
sont indispensables. La pratique spirituelle doit aller de pair avec une réforme sociale.